De Biaufond à St-Ursanne
Trois jours de randonnée 🥾 le long du Doubs, de Biaufond à St‑Ursanne, en passant par Goumois et Soubey.
Un itinéraire bucolique, accessible, ponctué de campings, de bons repas et de paysages apaisants. Retour d’expérience sur ce joli parcours jurassien.
vidéo et photos un peu plus bas
Jour 1 — Biaufond → Goumois
Fin juillet. Je quitte le bruit du quotidien pour trois jours de marche le long du Doubs, avec l’envie simple de respirer, de ralentir, de me retrouver dans une nature généreuse.
Train 🚆 jusqu’à La Chaux-de-Fonds, puis le car postal 🚌 qui serpente jusqu’à Biaufond. À 11 h, je pose enfin le pied sur le sentier.
La forêt m’accueille avec sa fraîcheur. Le chemin surplombe la rivière, silencieux, presque suspendu. Je marche dans une tranquillité rare, un vrai bol d’air pour l’esprit. À 14 h, pique-nique simple, puis je redescends vers le bord du Doubs.
Mon sac à dos commence à tirer méchamment sur le bas du dos — ces foutues coutures — et je suis soulagé d’apercevoir Goumois après une dernière montée et une jolie descente.
Le camping est familial ⛺️, posé au bord de l’eau. Je monte le tarp/tente, prépare la moitié d’un lyophilisé pour le souper. Ça fait du bien, j’avais faim.
Une douche, la lumière qui baisse, et je me glisse dans mon sac. Demain, la suite.
Jour 2 — Goumois → Soubey
Nuit humide. La moustiquaire trop petite, le tarp trempé dessus/dessous… bref, sommeil bof bof. Je range le tout mouillé : il sèchera plus tard.
Petit déjeuner 🍵 à l’hôtel près du pont, puis je demande deux sandwichs 🥪 pour midi. Je repars avec deux bleus en bas du dos, mais mon pull polaire bien placé fait le job.
Le chemin est charmant, bucolique, toujours au bord du Doubs. Pas de difficulté, juste marcher, écouter, respirer. À Soubey, je file directement à l’hôtel de l’autre côté du pont pour une petite bière 🍺 sur la terrasse. Puis retour au camping pour faire sécher le tarp/tente : avec la brise, c’est plié en un rien de temps. Camp monté, je retourne à l’hôtel pour souper tranquillement.
Le soir, je décide de dormir sans moustiquaire. Je l’utilise comme sursac pour limiter l’humidité ; l’anti‑moustique électronique fera le reste. Nuit calme en perspective.
Jour 3 — Soubey → St‑Ursanne
Matin frais et humide, comme la veille, mais cette fois j’ai bien dormi. Petit déjeuner à l’hôtel, puis je reprends la route. Je me sens mieux, plus léger, et grâce au polaire autour de la taille, mes douleurs du bas du dos ont presque disparu. Les kilomètres défilent sans effort.
À mi‑chemin, une colline à passer : le seul vrai dénivelé du jour, environ 200 m. Vers 11 h 30, je retrouve le Doubs en bas de la descente. Petit arrêt… où je me vautre magnifiquement. Plus de peur que de mal.
À midi, je tombe sur un camping dont la spécialité est la truite. Parfait pour la pause. Repas simple, délicieux, puis je repars pour la dernière portion.
St‑Ursanne apparaît enfin, avec son charme médiéval. Une glace pour conclure, puis le train. Trois jours de marche, de forêt, de rivière, de silence. Trois jours pour respirer.
Note
Le tracé de mon parcours m’indiquait environ 50 km, mais comme d’habitude, c’était un peu optimiste et, selon ma montre, il à fallu ajouter deux à trois kilomètres par journée de marche, donc plutot une soixantaine de kilomètres.
La vidéo de ces trois jours
Quelques photos